‹ OEuvres completes de Marivaux (volume 2)Chapitre 114 sur 314 · ACTE !, SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

ACTE !, SCÈNE VIII

▲ BAHIICTE.

Arlequin , vous êtes à présent à monsieur ; vous le servirez; je vous donne à lui.

▲ RLE^UIH.

CGynment , madame ! vous me donnez à lai ! Est^e que je ne serai plus à moi ? Ma personne ne m^appar* tiendra donc plus ?

XABTON.

Quel benêt!

▲ HAMIITTE.

Tenlends qu^au lieu de me servir, ce sera lui que tu serviras.

ARLEQUmi comme pleurant.

Je ne sais pas pourquoi madame me donne mon congé; je n'ai pas mëritë ce traitement; je l'ai toujours servie à faire plaisir.

▲ RAMIKTE.

Je ne te donne point ton congé; je te paierai pour être à monsieur.

▲ RLEQUIV.

Je représente à madame que cela ne serait pas juste; je ne donnerai pas ma peine d'un côté, pendant que l'argent me viendra d'un autre. Il faut que TOUS ayez mon service, puisque j'aurai vos gages; autrement je friponnerais , madame.

▲ BAHIlfTE.

Je désespère de lui faire entendre raison.

MABTOir.

Tu es bien sot! quand je t'envoie quelque part, 5. i3

ig4 LES FAUSSES. CONFIDENCES,

ou que je te dis : Fais telle ou telle diose , n'obëis-tu pas?

▲ BLEQTJIIV.

Toujours.

KAitTOll.

Eh bien ! ce sera monsieur qui te le dira ccunme moi, et ce 'sera à la place de madame , et par son ordre.

A&LE'QlJlir.

Âh ! c'est une autre affaire.* C'est madame qui donnera ordre à monsieur de souffrir mon service, que je lui prêterai par le commandement de madame.

MARTOH.

Voilà ce que c'est.

ARLEQUIN

Vous voyez bien que cela méritait explication.

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