ACTE I, SCÈNE XI. aoi
XÀ&TOK.
C'est par indolence.
Croyez-moi ; disons la vërilë.
Oh çà ! il y a une petite raison à laquelle vous devez vous rendre; c est que monsieur le comte me fait présent de mille écus le jour de la signature du contrat; et cet argent-là, suivant le projet de monsieur Remy, vous regarde aussi bien que moi, comme vous voyez.
DORANTE
Tenez , mademoiselle Marton , vous êtes la plus aimable fille du monde ; mais ce n'est que faute de réflexion que ces mille écus vous tentent.
MARTOJf.
Au contraire ^ c'est par réflexion qu'ils me tentent ; plus j'y rêve , et plus je les trouve bons.
DORANTE
Mais vous aimez votre maîtresse ; et si elle n'était pas heureuse avec cet homme- là, ne vous reproche-, riez -vous pas d'y avoir contribué pour une si misérable somme ?
MARTON
Ma foi , vous avez beau dire ; d'ailleurs , le comte est un honnête homme, et je n'y entends point de finesse. Voilà madame qui revient , elle a à vous par-
aoa LES FAUSSES CONFIDENCES,
1er. Je me retire. Méditez sar cette somme; tous la goûterez aussi bien que moi. çexu wn.)