‹ OEuvres completes de Marivaux (volume 2)Chapitre 135 sur 314 · ACTE II, SCENE II · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE II

DORANTE

Pour moi , je ne sortirai jamais de chez madame , qu'elle ne mie congédie.

M* REXY| braiç[uemntt.

Vous ne savez ce que vous diles. Il faut pourtant sortir^ vous allez voir. Tenez, madame, jugez -en vous-même; voici de quoi il est question. Cest une dame de trente -cinq ans, qu'on dit jolie femme, estimable, et de quelque distinction, qui ne déclare pas son nom ; qui dit que j'ai été son procureur; qui a quinze mille livres de rente pour le moins, ce qu'elle prouvera ; qui a vu monsieur chez moi , qui lui a parlé, qui sait qu'il n'a point de bien, et qui offre de l'épouser sans délai. Et la personne qui est venue chez moi de sa part, doit revenir tantôt pour savoir la réponse , et vous mener tout de suite chez elle. Cela est-il net? Y a-t-il à se consulter là-dessus? Dans deux heures il faut être au logis. Ai -je tort, madame ?

ÀRÀICIIITE, froidêmeiu.

C'est à lui de répondre.

H. REMT.

Eh bien? A quoi pense-t-il donc? Yiendrez-vous ?

Non, monsieur; je ne suis pas dans cette disposition-là.

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