ARAMINTE, LE COMTE, M" ARGANTE, MARTON, DUBOIS; ARLEQUIN
ARLEQUIN y ea entrant.
Tu es un plaisant magot !
MAETON.
 qui en avez-vous donc, vous autres?
DUBOIS
Si je disais un mot, ton maître sortirait bien vite.
ARLEQUIN
Toi ? Nous nous soucions de toi et de toute ta race de canaille, comme de cela.
DUBOIS
Comme je te bâtonnerais^ sans le respect de madame!
ARLEQUIN
Arrive, arrive. La voilà, madame.
ARAMINTE
Quel sujet ave2 - vous donc de quereller ? De quoi s'agit-il ?
m"* ARGANTE.
Approchez , Dubois. Apprenez - nous ce que c'est que ce mot que vous diriez contre Dorante ^ il serait bon de savoir ce que c'est.
ARLEQUIN
Prononce donc ce mot.
ARÀMXKTE.
Tais-toi ^ laisse-le parler.
DUBOIS
U y a une heure qu'il me dit mille invectives, madame.
ARLEQUIN
Je soutiens les intérêts de mon maître, je tire des gages pour cela , et je ne souffrirai pas qu'un ostrogoth menace mon maître d'un mot \ j'en demande justice à madame.
m"" argaitte.
Mais , encore une fois , sachons ce que veut dire Dubois par ce mot ; c'est le plus pressé.
ARLEQUIN
Je le défie d'en dire seulement une lettre.
DUBOIS
C'est par pure colère que j'ai fait cette menace , madame ^ et voici la cause de la dispute. En arrangeant l'appartement de monsieur Dorante , j'y ai vu par hasard un tableau où madame est peinte , et j'ai cm qu'il fallait l'oter, qu'il n'avait que faire là , qu'il n'était point décent qu'il y restât ; de sorte que j'ai été pour le détacher ; ce butor est venu pour m'en empêcher , et peu s'en est fallu que nous ne nous soyons battus.
ARLEQUIN
Sans doute ^ de quoi t'avises-tu d'ôter ce tableau qui est tout -à - fait gracieux , que mon maître considérait