ACTE III, SCENE I
DUBUIS
lia serais bien fâché qu elle la laissât en repos.
DORANTE
Elle est confuse de ce que Marton m'a surpris à ses genoux.
DUBOIS
Âh ! vraiment des confusions ! Elle n'y est pas ; elle va en essuyer bien d'autres l C'est moi qui , voyant le train que prenait la conversation , ai fait venir Marton une seconde fois.
DOnAWTF.
Âraminte pourtant m'a dit que je lui étais insupportable.
DUBOISr
Elle a raison. Voulez -vous qu elle soit de bonne humeur avec un homme qu il faut qu'elle aime en dépit d'elle? Cela est- il ag^réablc? Vous vous emparez de son bien, de son cœur; et cette femme ne criera pas! Allez vile, plus de raisonnemens : laissezvous conduire.
DORAKTB.
Songe que je l'aime ^ et que, si notre précipitation réussit mal , tu me désespères.
Ah ! oui , je sais bien que vous l'aimez 5 c'est à cause de cela que je ne vous écoute pas. Êtes- vous to état de juger de rien? Allons, allons, vous vbus moquez -, laissez faire un homme de sang -froid. Partez, d'au-
a6a LES FAUSSES CONFIDENCES, taat plus que voici Marton qui vient à propos , et que je vais tâclier d'amuser, en atteuilant que vous envoyiez Arlequin. (DDnmcKri.j