ARAMINTE, M- ARGANTE, M. REMY, LE COMTE, DORANTE, MARTON
MARTON, rroUlemcnt.
Ne vous pressez pas de le renvoyer, madame. Voilà une lettre dé recommandation pour lui , et c*est mon* sieur Dorante qui Ta écrite^
ARAMIIiTE.
Comment !
X kifiTOSi ) dunnaiil la IciUe au cpmle.
Un instant, madame^ cela mérite d*être écouté. La lettre est de monsieur, vous dis-je.
LE COMTE lit haut.
« Je TOUS coDJare, mon cher ami, d*étre demain sur tt. ks neuf heures du matin chez vous. J^aî bien des cho- « ses à vous dire ; je crois que je vais sortir de chez la « dame que vous savez ; elle ne peut plus ignorer la mal- « heureuse passion que j'ai prise pour elle , et dont je ne M guérirai jamais.
m"' augamte.
De la passion ! entendez-vous, ma fille?
LE COMTE Ut.
« Un misérable ouvrier que je n'attendais pas est venu « ici pour m'apporter la boite de ce portrait que j'ai fait
<c d'elle.
m"* argante.
C'est-à-dire que le personnage sait peindre.
LE COMTE lit.
N J'étais absent ; il Ta laissée à une fille de la maisoB^
m"** a B g a NTE y k Marto».
Fille de la maison ^ cela vous regarde.
LE COMTE lil.
« On a soupçonné que ce portrait m'appartenait. Ainsi « je pense qu'on va tout découvrir, et qu'avec le chagrin « d'être renvoyé et de perdre le plaisir de voir tous les « jours celle que j'adore...»
M*** ARGAWTE^
Que j'adore ! ah ! que j'adore !
LE COMTE m.
« J'aurai encore celai d'être méprisé d'elle.
m"* argante.
Je crois qu'il n'a pas mal deviné celui-là, ma fille.
LE COMTE Ul.
« Non pas à cause de la médiocrité de ma fortune, sorte H de mépris dont je n'oserais la croire capable....
m"* argaicte.
Eh ! pourquoi non ?
LE comte lit.
« Mais seulement k cause du peu que je vaux auprès
« d'elle , tout honoré que je suis d6 l'estime de tant d'hon-^
« nêtes gens.
m"* argante.
Et en vertu de quoi Testiment-ils tant ?