‹ OEuvres completes de Marivaux (volume 2)Chapitre 176 sur 314 · ACTE III, SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE VIII

LE COMTE Kt.

M Auquel cas je n'ai plus que faire à Paris. Vous êtes « à la veille de vous embarquer, et je suis déterminé à « vous suivre. »

M** A.ltUANXK.

Bon voyage au galant.

M. REMY

Le beau motif d'embarquement !

m"* aroante.

Eh bien ! en avez-vous le cœur net , ma fdle ?

LE COMTE

L'ëclaircissement m'en parait complet.

ARAMIICTE, 9 Doraole.

Quoi ! cette lettre n'est pas d'une écriture contrefaite ? vous ne la niez point ?

Madame. . .

ARAMINTE

Retirez-*vous. ( Ooramo sou.)

M. REMY

Eh bien ! quoi ? c'est de l'amour qu'il a ; ce n'est pas d'aujourd'hui que les belles personnes en donnent-, et tel que vous le voyez, il n'en a pas pris pour toutes celles qui auraient bien voulu lui en donner. Cet amour-là lui coûte quinze mille livres de rente , sans compter les mers qu'il veut courir 3 voilà le mal \ car, au reste , s'il était riche , le personnage en vaudrait

28o LES FAUSSES CONFIDENCES,

bien an autre-, U pourcftit bien dire qu'il adore. (CooiRriiaiit midui. ArpMt.} Accomiuodez-TQUs, aa reste; je suis votre serviteur, madame, (ii «cto

M&BTON.

Fera-4-OD moater llntendaut que monsieur le comte a amené , madame ?

abakihte.

N'entendnii-je parler que d'intendant ? Allez-vousen ; vDus prenez mal votre temps pour me faire des

questions. ( HiThm Krt.]

h"* ARGlNTE.

Mais, ma fille, elle a raison. C'est monsieur le comte qui vous en rëpond -, il n'y a qu'à le preodre.

AHIWINTC

Et mol je n'en veux point.

Est<e k cause qu'il vient de ma part , madame ?

IRÂMIHTE.

Voas Jtes le maître d'interprëter, moaùeur; mais je n'ea veux point.

LE COMTE

Vous vous expliquez là-dessus d'un air de vivacité qui m*étonne.

m"* argàhtb,

Mab, eneiTet, je ne vous reconnais pas. Qu'est-ce qui vous fôcbe ?

ARAHINTE.

Tout j on s'y est mal pris ; il y a dans tout ceci des

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