ACTE III, SCÈNE X
ARAMINTE
Elle est dans votre imagination. Vous me demandez votre congé , je vous le donne.
mautok.
Âh ! madame, pourquoi m'avez- vous exposée au malheur de vous déplaire P J'ai persécuté par ignorance Thomme du monde le plus aimable, qui vous aime plus qu'on n'a jamais aimé.
ARAMIIfTE, àptit.
Hélas !
MARTON
Et à qui je n'ai rien à reprocher ^ car il vient de me parler. J'étais son ennemie, et je ne la suis plus. U m'a tout dit. Il ne m'avait jamais vue ; c'est monsieur Remy qui m'a trompée, et j'excuse Dorante.
ARAMINTE
A la bonne heure.
MARTO«.
Pourquoi avez-vous eu la cruauté de m'abandonner au hasard d'aimer un homme qui n'est pas fait pour moi , qui est digne de vous , et que j'ai jeté dans une douleur dont je suis pénétrée ?
ARAMINTE, d'an ton doux.
Tu l'aimais donc, Marton '?
' Tu l'aimai» done, Marton ? Que de Tëritë et que de passion dans ce mot ai simple! Que de mots dans cette pièce, et qae de scènes auraient me'ritë la même remarque ! Mab U aurait fallu des notes à chaque page , et il faut qu'un éditeur étite le ridicule de toujours louer.
aSti LES FAUSSES CONFIDENCES,
MAR-rOM.
LaissoD3-U mes sentimens. Rendez-moi votre amitié comme je l'avais, et je serai contente.
AKAMINTE.
Ah ! je te la rends tout entière.
HAHTOB, laiUiaMlamaiD.
Me voilà consolée.
Non , Martoa ; ta ne l'es pas encore. Tu pleures, et tu m'attendris.
MABTON.
N'y prenez point garde. Rien ne m'est si cher que vous.
ÀRAHINTE.
Va , je prétends bien te faire oublier tous tes chagrins. Je pense que voici Arlequin.