‹ OEuvres completes de Marivaux (volume 2)Chapitre 180 sur 314 · ARAMINTE, MARTON · texte numérisé non relu

ARAMINTE, MARTON

MAATONy triste.

La manière dont vous m'avez renvoyée il n'y a qu'un moment, me montre que je vous suis désagréable, madame^ et je crois vous faire plaisir en vous demandant mon congé.

ARAMI>Te, froiilciiirnl.

Je VOUS le ilonne.

Votre intentioD est- elle que je sorte dès aujourd'hui, madame ?

AlïtMIKxE.

Comme vous voudrez.

M AUTOfl.

Celte aveuture-ci est bien triste pour moi !'

Oh! point d'explication, s'il vous plaît..

MAnTon.

le suis au désespoir.

ARAMinTE, »cc impaticoch

Est-ce que vous êtes fSchëe de vous en aUer? Eh bien! restez, mademoiselle, restez^ j'y consens; mais finissons.

Après les bienfaits dont vouam'avea combla, que ferais -je auprès de vous, à présent que je vous suissuspecte , et que j'ai perdu toute votre confiance ?

AltAMinTE.

Mais que voulez-vous que je vous confie ? Inventerai-je des secrets pour vous les dire ?

mautom.

Il est pourtant vrai que vous me rcnvoyei , madame ; d'où vient ma disgrâce ?

Page 1