SCENE IL 3o
LE CHEVALIER
' Bonjour, Damon. Ce valet ne youlait pas que je vous visse. Est-ce que vous avez affaire ?
DAMON
Non -, c'est qu'il me rendait quelque compte qui ne presse pas.
PASQUIIf.
C'est que je n'aime pas ceux qui gagnent l'argent de mon maître.
LE CtlEVALlEB*
n le gagnera peut-être une autre fois.
PASQUIK.
Tarare !
DAMOlî, àPaïquin.
Tais-toi.
LE CHEVALtEA.
Laissez-le dire ; je lui sais bon grë de sa méchante humeur, puisqu'elle vient de son zèle.
PASQUIK.
Ajoutez, de ma prudence.
DAM ON, & Pasqaitt.
Finiras-tu ?
LE CHEVALIER
Je n'y prends pas garde. Je vais dîner en ville , et je n'ai pas voulu partir sans vous voir. ^
BAMOir.
Ne reviendrez- vous pas ce soir ici pour être au bal?
3o8 LA JOIE IMPRÉVUE,
Il n'y a point de mal à dire que vous perdrez, quand c'est la yérité.
LE CHEVALIEU^,
Voilà un insolent valet.
PASQUIN, saiu regarder.
Gela n'empêchera pas qu'il ne perde.
LE CHEVALIER
Adieu , jusqu'au revoir, (n »ort.)
DAMOZr.
Ne me manquez donc pas.
Oh que non ! il vise trop juste pour cela.