‹ OEuvres completes de Marivaux (volume 2)Chapitre 192 sur 314 · SCENE IL 3o · texte numérisé non relu

SCENE IL 3o

LE CHEVALIER

' Bonjour, Damon. Ce valet ne youlait pas que je vous visse. Est-ce que vous avez affaire ?

DAMON

Non -, c'est qu'il me rendait quelque compte qui ne presse pas.

PASQUIIf.

C'est que je n'aime pas ceux qui gagnent l'argent de mon maître.

LE CtlEVALlEB*

n le gagnera peut-être une autre fois.

PASQUIK.

Tarare !

DAMOlî, àPaïquin.

Tais-toi.

LE CHEVALtEA.

Laissez-le dire ; je lui sais bon grë de sa méchante humeur, puisqu'elle vient de son zèle.

PASQUIK.

Ajoutez, de ma prudence.

DAM ON, & Pasqaitt.

Finiras-tu ?

LE CHEVALIER

Je n'y prends pas garde. Je vais dîner en ville , et je n'ai pas voulu partir sans vous voir. ^

BAMOir.

Ne reviendrez- vous pas ce soir ici pour être au bal?

3o8 LA JOIE IMPRÉVUE,

Il n'y a point de mal à dire que vous perdrez, quand c'est la yérité.

LE CHEVALIEU^,

Voilà un insolent valet.

PASQUIN, saiu regarder.

Gela n'empêchera pas qu'il ne perde.

LE CHEVALIER

Adieu , jusqu'au revoir, (n »ort.)

DAMOZr.

Ne me manquez donc pas.

Oh que non ! il vise trop juste pour cela.

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