‹ OEuvres completes de Marivaux (volume 2)Chapitre 202 sur 314 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

C'est que nos déesses sont camarades.

M. ORGOir»

N'est-ce pas la fille de madame Dorville ?

PASQDIW.

Oui , celle de mon maître.

M. ORGON

Je la connais cette madame Dorville 5 et il faut que mon fils ne lui ait pas rendu la lettre que je lui ai c5crite , puisqu'il ne la voit pas chez elle.

Il l'avait oubliée , et il doit la lui remettre à son retour. Mais , monsieur , cette madame Dorville estelle bien de vos amies ?

M. ORGOlf,

Beaucoup.

PASQUIN, encbaoK^ et carettaDt monsieur Orgon.

Ah , que vous êtes charmant ! Pardonnez mon transport, c'est l'amour qui le cause; il ne tiendra qu'à vous de faire notre fortune.

M. ORGON

C'est à quoi je pense. Constance et Damon doivent être mariés ensemble.

PASQUIN, cnchant<J.

Cela est adorable !

M. ORGON

Sois discret , au moins.

PA8QIJIN.

Autant qu'amoureux.

H. OROON.

Souviens- toi de tout ce que je t'ai dit. Quelqu^n vient , je ne veux pas qu'on me voie , et je me retire avant que mon fils arrive.

PASQtJIlf y quand M. Orgon s'en va.

C'est Lisette , monsieur ; voyez qu'elle a bonne mine!

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