SCENE Vir
PÀSQUXZfy toujours riant.
Et dis -moi , auras- tu de la peine à obéir?
LISETTE
Et dis-moi » à ton tour , un animal qui me répond, sur ce ton-là mérite- 1- il qu^il m'en coûte ?
PASQUINy tonjoun riant.
Ta es fâchée de ce que je ris ?
LI S E T T E y le regardant.
La cervelle t'aurait -elle subitement tourné, par hasard ?
PASQVIN.
Point du tout Je n'eus jamais tant de bon sens-, ma tête est dans toute sa force.
LISETTE
C'est donc la tête d'un grand maraud. Ah , L'indigne !
Ah , quelles délices! Tu ne m'as jamais rien dit de si touchant.
LISE TT E, le conttdtfranl.
La maudite race que les hommes ! J'aurais juré qu'il m'aimait.
PASQUIZf , riant.
Bon , t' aimer! je t'adore.
Écoute -moi, monstre, et ne réplique plus. Tu diras à ton maître , de la part de madame Dorville,
qu'elle le prie de ne plus parler à Constance ^ que c'est une liberté qui lui déplaît , et qu'il s'en abstiendra y s'il est galant homme : ce dont l'impudence du valet fait que je doute. Adieu.
PASQUI5.
Oh! j'avoue que je ne me sens pas d'aise , et cependant tu t'abuses : je suis plein d'amour, là, ce qu'on appelle plein : mon cœur en a pour quatre , en vérité ; tu le verras.
LISETTE) B*arréUnt.
Je le verrai ? Que veux-tu dire ?
PASQUIK.
Je dis que tu verras*, oui, ce qu'on appelle
voir.... Prends patience.
LISETTE, comme i part.
Tout bien examiné , je lui crois pourtant l'esprit en mauvais état.