‹ OEuvres completes de Marivaux (volume 2)Chapitre 204 sur 314 · SCENE Vir · texte numérisé non relu

SCENE Vir

PÀSQUXZfy toujours riant.

Et dis -moi , auras- tu de la peine à obéir?

LISETTE

Et dis-moi » à ton tour , un animal qui me répond, sur ce ton-là mérite- 1- il qu^il m'en coûte ?

PASQUINy tonjoun riant.

Ta es fâchée de ce que je ris ?

LI S E T T E y le regardant.

La cervelle t'aurait -elle subitement tourné, par hasard ?

PASQVIN.

Point du tout Je n'eus jamais tant de bon sens-, ma tête est dans toute sa force.

LISETTE

C'est donc la tête d'un grand maraud. Ah , L'indigne !

Ah , quelles délices! Tu ne m'as jamais rien dit de si touchant.

LISE TT E, le conttdtfranl.

La maudite race que les hommes ! J'aurais juré qu'il m'aimait.

PASQUIZf , riant.

Bon , t' aimer! je t'adore.

Écoute -moi, monstre, et ne réplique plus. Tu diras à ton maître , de la part de madame Dorville,

qu'elle le prie de ne plus parler à Constance ^ que c'est une liberté qui lui déplaît , et qu'il s'en abstiendra y s'il est galant homme : ce dont l'impudence du valet fait que je doute. Adieu.

PASQUI5.

Oh! j'avoue que je ne me sens pas d'aise , et cependant tu t'abuses : je suis plein d'amour, là, ce qu'on appelle plein : mon cœur en a pour quatre , en vérité ; tu le verras.

LISETTE) B*arréUnt.

Je le verrai ? Que veux-tu dire ?

PASQUIK.

Je dis que tu verras*, oui, ce qu'on appelle

voir.... Prends patience.

LISETTE, comme i part.

Tout bien examiné , je lui crois pourtant l'esprit en mauvais état.

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