‹ OEuvres completes de Marivaux (volume 2)Chapitre 205 sur 314 · SCÈNE VlII · texte numérisé non relu

SCÈNE VlII

FA5Q17IN, riant.

Ha , ha, ha. Ce n*est rien , c'est qu'elle ^ des ordres qui me divertissent. Madame Dorville s'emporte , et prëtend que nous supprimions tout commerce avec elle 'y notre frëquentalion dans le jardin n'est pas de son goût, dit -elle. Elle s'imagine que nous lui de* plaisons, cette bonne femme !

DÀMON.

Comment ?

LISETTE

Oui, monsieur : voilà ce qui le réjouit ^ il n'est plus permis à Constance de vous dire le moindre mot. On vous prie de la laisser en repos ; vous êtes proscrit^ tout entretien nous est interdit avec vous; et même , en vous parlant , je fais actuellement un crime.

DAMON, i PasqtHii.

Misérable ! et tu ris de ce qui m'arrive.

Oui, monsieur, c'est une bagatelle. Madame Dorville ne sait ce qu'elle dit, ni de qui elle parle. Je vous retiens ce soir à souper chez elle. Votre vin estil bon , Lisette ?

DAMON

Tais -toi, faquin^ tu m'indignes.

LIS ETT E , à part, ù Djnion.

Monsieur , ne lui trouvez -vous pas dans les yeux quelque chose d'égaré?

PASQUIN, à Damoa', en liant.

Elle me croit timbré , n'est-ce pas ?

LISETTE

Voici madame que je vois de loin se promener. Adieu, monsieur, je vous quitte, et je vais la joindre.

|EUe aort. PMquin bat da piad saos parler*)

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