SCÈNE XII. il
ARLEQUIN
De la part d*une personne qni s'est moquée de vous.
ERGASTE
Insolent! t'expliqueras-tu?
ARLEQUIN
Dites Yos injures à ma commission -, c'est elle qui est insolente, et non pas moi.
FRONTIN
Voulez -vous que j'estropie le commissionnaire, monsieur?
ARLEQUIN
Cela n'est pas de l'ambassade; je n*ai point ordre de revenir estropié.
Qujl est-ce qui t'envoie?
ARLEQUIN
Une dame qui ne fait point de cas de vous.
ERGASTE
Quelle est-elle ?
ARLEQUIN
* Ma maltresse.
ERGASTE
Est-ce que je la connais ?
ARLEQUIN
Vous lui avez parlé ici.
ERGASTE
Quoi! c'est cette dame*là qui t'envoie dire qu'elle s'est moquée de moi ?
44 l'A MEPRISE,
regarde maintenant comme une farce qui n'amuse
plus* Adieu. ( Il fait q[n«lqaM pu coma* poar tortir. )
SRGÂSTB.
Je m*y perds.
AELE Q,U IV y iwTeoaoL
Attendez.... Il y a encore un petit reliquat^ je ne vous ai donné que la moitié de votre affaire. J'ai ordre de vous dire... J'ai oublié mon ordre... La moquerie ; un^ la farce, deux; il y a un troisième article.
FKOUTIir.
S'il ressemble au reste , nous ne perdrons rien de curieux.
ÂALEQUIir, tirant d« UblettM.
Pardi ! il est tout de son long dans ces tablettes-ci.
BKGASTE.
Eh ! montre donc.
ÀRLBQUIir.
Non pas , s'il vous plaît ; je ne dois pas vous les montrer. Cela m'est défendu, parce qu'on s'est repenti d'y avoir écrit , à cause de la bienséance cl de votre peu de mérite \ et on m'a crié de loin de les supprimer, et de vous expliquer le tout dans la conversation. Mais laissez-moi voir ce que j'oublie... A propos, je ne sais pas lire ; lisez donc vous-même.
( Il donne let tablettes i Ergaste. ) FRONTIN.
Eh! morbleu, monsieur, laissez là ces tablettes, et n'y répondez que sur Le dos du porteur.