SCENE xn
ARLEQUIN
Je n'ai jamais été le pupitre de personne.
ERGÀSTE, lisant.
a Je viens de vous apercevoir aux genoux de ma
sœur. » (S'interrorapant. ) Moi ! ( Il cunlinne. ) (( VoUS jOUCZ
<c fort bien la comédie ; vous me Tavez donnée tance tôt; mais je n'en veux plus. Je vous avais permis « de m'aborder encore, et je vous le défends; j'ou- « blie même que je vous ai vu. »
ARLEQUIN
Tout juste ; voilà l'article qui nous manquait. Plus de fréquentation ; c'est l'intention de la tablette. Bon-
soir. (Ergatte raste comae iaimobtle. )
FRONTIN. •• •
J'avoue que voilà le vertigo le mieux conditionné qui soit jamais sorti d'aucun cerveau femelle.
ERGASTE, courant aprii Arlequin . ^
Arrête. Oit est-elle ?
ARLEQUIN
Je suis sourd.
EAGASfE.
Attends que j'aie fait, du moins, un mot de réponse. Il m'est aisé de me justifier; elle m'accuse d'avoir tu sa sœur , et je ne la connais pas.
ABLICQUIN.
Chanson!
ERGASTE, lai donnant de Targent»
Tiens, prends et arrête. » .. ..
FRONTIV.
Doucement! je n'ai pas le sou, mon garçon.
▲RLEQUIV.
Ce misérable ! et du crédit?
Ayec cette mine-là, où veux -tu que j'en trouve? Mets- toi à la place du marchand de vin.
ÀELEQUIH.
Tu as raison ; je te rends justice ^ on ne saurait rien emprunter sur cette grimace-là.
FROUTin.
Il n'y a pas moyen,. elfe est trpp sincère. Mais il y a un rejinède à toat^ paie, et je te le rendrai.
ÀRLEQUIIf.
Tu me le rendras? Mets -toi à ma place aussi ^ le croirais-tu?
FtOlf^tH.
Non^ tu répoods juste; mais paie «n fmr don, par galanterie ] sois généreux.. . ^
▲ RLEQXTIN.
Je ne saurais , car je suis vilain \ je n'ai jamais bu à mes dépens.
FROFTIN.
' Morbleu! que ne sommes -nous à Paris? j'aurais crédit.
Eh ! que fait-on à Paris? Parlons de cela, faute de mieux. Est-ce une grande ville?