‹ OEuvres completes de Marivaux (volume 2)Chapitre 248 sur 314 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

ERGASTE, DORANTE, ARAMINTE

EEGASTE^riaoU

Quoi ! Dorante , c'est là ce qui t'irrite ? A quoi songes -tu donc? Eh ! mais je suis persuadé que la marquise elle-même ne se pique pas de beauté; elle n'en a que faire pour être aimée.

DORANTE

Quoi qu'il en soit , nous sommes amis. L'opiniâtreté de cet impudent m'a choqué ; et j'espère que tu voudras bien t'en défaire ; et s'il le faut, je t'en ferai prier par la marquise, sans lui dire ce dont il s'agit.

EBGASTÉ.

Je te demande grâce pour lui , et je suis sûr que la

3g6 LES SINCÈRES,

marquise te le demandera elle-même. Au reste , j*ëtais venu savoir si vous n'avez rien à Paris ^ ou j'envoie ua de mes gens qui va partir. Peut-il vous être utile ?

ÂHAMINTE.

Je le chargerai d'un petit billet , si vous le voulez bien.

EUGA'STE) luidonoantlamain.

Allons , madame ^ vous me le donnerez à moi-même.

(La marqau« arrifo-aa moment qnHlt torteot.)

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