‹ OEuvres completes de Marivaux (volume 2)Chapitre 271 sur 314 · LA MARQUISE, ERGASTE, ARAMINTE, DORANTE, LISETTE, FRONTIN · texte numérisé non relu

LA MARQUISE, ERGASTE, ARAMINTE, DORANTE, LISETTE, FRONTIN

LA MAEQUI8B.

Eagastb, ce que je vais vous dire vous surprendra peut-être*) c'est que je me marie : n'en serez -vous point f&ché ?

BRGASTB.

Eh ! madame , non ; mais àqui?

LA XARQirXSS) donaaatlamiinàDonauqaiUUiM.

Ce que vous voyez vous le dit.

BEGASTB.

Ah ! Dorante, que j'en ai de joie !

Notre contrat de mariage est passe.

BRGASTB.

C'est fort bien fait. (A Anmiau.) Madame, dirai- je aussi que je me marie ?

LA XARQtriSB.

Vous vous mariez ! à qui donc ?

ARAMINXB, âonnant la nuia è Ergute.

Tenez •, voilà de quoi répondre.

BRGASTB, luibaUfenllamain.

Ceci vous l'apprend, marquise. On me fait grâce, tout fluet que je suis.

LA. Xi&QUISB, atccjoM.

Quoi ! c*est Araminte qae voas épousez ?

ARÂmiTTE.

Notre contrat était presque passé ayant le vôtre.

Oui^ c'est madame que j*aime, que j'aimais, et que j'ai toujours aimée, qui plus est.

Ah ! la comique aventure ! je ne vous aimais pas non plus , Ei^te , je ne vous aimais pas ; je me trompais, tout mon penchant était pour Dorante.

DOaAnTB, lui praiftnt U main.

Et tout mon cœur ne sera jamais qu'à vous.

BE G A STE , reprenaat la main d*Anminta.

Et jamais vous ne sortirez du mien.

LA MARQUISE, rianU

Ah ! ah ! ah ! nous avons pris un plaisant détour pour arriver là. Allons , belle Araminte , passons dans mon cabinet pour signer, et ne songeons qu'à nous réjouir.

FRONTIK.

Enfin nous voilà délivrés l'un de l'autre ; j*ai envie de t'embrasser de joie.

LISETTE

Non *, cela serait trop fort pour moi j mais je te per-

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