SCÈNE VIII
LUCIDOR.
Vous aurez le sien , Angélique , je vous en assure \ je le connais -, c'est tout comme s'il vous le disait luimâme.
ANGÉLIQUE
Eh ! sans doute -, et moi je réponds aussi comme s'il était là.
LUCIDOR.
Âh ! que de l'bumeur.dont il est vous alle% le rendre heureux !
ANGÉLIQUE
Ah ! je vous promets bien qu'il ne sera pas heureux tout seul.
LUCIDOR.
Adieu , ma chère Angélique -, il me tarde d'entretenir votre mère et d'avoir son consentement. Le plaisir que me fait ce mariage ne me permet pas de différer davaotage; mats avant que je vous quitte , acceptez de moi ce petit présent de noce que j'ai droit de vous offrir, suivant l'usage et en qualité d'ami ; ce sont de petits bijoux que j'ai fait venir de Paris.
ANGÉLIQUE
Et moi je les prends, parce qu'ils y retourneron t avec vous , et que nous serons ensemble ^ mais il ne fallait point de bijoux : c'est votre amitié qui est le véritable.
Adieu , belle Angélique^ votre mari ne tardera pas à paraître.
ANGÉLIQUE
Courez donc^ afin qu^il vienne plus vite.