‹ OEuvres completes de Marivaux (volume 2)Chapitre 314 sur 314 · VAUDEVILLE · texte numérisé non relu

VAUDEVILLE

Maris jaloux, tendres amans , Dormez sur la foi des sermens, Qu*aaean soapçoa ne Toas ëmeave; Croyez Tobjet de tos amoars, Car on ne gagne pas toujours A le mettre â Tepreuve.

AToir le cœur de son mari , QuHl tienne lieu d'un favori , Quel bonheor d^cn fournir la preuve !

Biaise me donne du souci ^ •

Mais en revanche, Dieu merci , Je le mets a Vépreuve.

Vous, qui courez après Thymen , Pour éloigner tout examen , Prenez toujours fille pour veuve ^ Si Pamonr trompe en ce momenl, Cest du moins agréablement :

Quelle charmante épreuve !

Que Mathuraine ait de Thumeur , Et qu'ai me refuse son cœur.

Qu'il vente , qu'il tonne on qu'il pleuve , Que le froid gèle notre vin , Je n'en prenons pas de chagrin , Je somme â toute épreovew

Vous qui tenez dans vos filets Chaque jour de nouveaux objets »

DIVERTISSEMENT. 5oi

Soit fille , soit femme , soit yeuve j Vous croyez prendre j et Ton Toas prend. ^ Gardez-TOQS d'un cœur qui se rend A la première épreuve.

Ah! que Thymen paratt charmant Quand Tëpoux est toujours amant !

Mais jusqu'ici la chose est neuTe :

Que Ton Terrait peu de maris, Si le sort nous avait permis De les prendre â Tëprenve !

FIN DE l'épreuve ET DU THÉÂTRE DE MAKIVÀUX.

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