VAUDEVILLE
Maris jaloux, tendres amans , Dormez sur la foi des sermens, Qu*aaean soapçoa ne Toas ëmeave; Croyez Tobjet de tos amoars, Car on ne gagne pas toujours A le mettre â Tepreuve.
AToir le cœur de son mari , QuHl tienne lieu d'un favori , Quel bonheor d^cn fournir la preuve !
Biaise me donne du souci ^ •
Mais en revanche, Dieu merci , Je le mets a Vépreuve.
Vous, qui courez après Thymen , Pour éloigner tout examen , Prenez toujours fille pour veuve ^ Si Pamonr trompe en ce momenl, Cest du moins agréablement :
Quelle charmante épreuve !
Que Mathuraine ait de Thumeur , Et qu'ai me refuse son cœur.
Qu'il vente , qu'il tonne on qu'il pleuve , Que le froid gèle notre vin , Je n'en prenons pas de chagrin , Je somme â toute épreovew
Vous qui tenez dans vos filets Chaque jour de nouveaux objets »
DIVERTISSEMENT. 5oi
Soit fille , soit femme , soit yeuve j Vous croyez prendre j et Ton Toas prend. ^ Gardez-TOQS d'un cœur qui se rend A la première épreuve.
Ah! que Thymen paratt charmant Quand Tëpoux est toujours amant !
Mais jusqu'ici la chose est neuTe :
Que Ton Terrait peu de maris, Si le sort nous avait permis De les prendre â Tëprenve !
FIN DE l'épreuve ET DU THÉÂTRE DE MAKIVÀUX.
aegga^— ^s^Mgg— — B^s^gagMaTT*^— -laaaMa^— esaggsgj^BBte