ACTE III, SCÈNE XI. i6i
DORANTE
Tavoue, madame, que votre présence m*a d*abord un peu troublé.
ANGÉLIQUE, à part
Comment le trouvez-vous , ma mère?
M** AEGAKTE, k partie premier mot.
Doucement. Je ne viens ici que pour écouter vos raisons sur Tenlèvement dont vous parlez à ma nièce.
DOSANTE.
Un enlèvement est effrayant , madame -, mais le désespoir de perdre ce qu^on aime rend bien des choses pardonnables.
ANGÉLIQUE
Il n*a pas trop insisté; je suis obligée de le dire.
DORANTE
Il est certain qu'on ne consentira pas à nous unir. Ma naissance est égale à celle d'Angélique ; mais la différence de nos fortunes ne me laisse rien à espérer de sa mère.
M*** ARGANTE
Prenez garde, monsieur; votre désespoir de la perdre pourrait être suspect d'intérêt; et quand vous dites que non , faut-il vous en croire sur votre parole?
DORANTE
Ah ! madame, qu'on retienne tout son bien, qu'on me mette hors d'état de Favoir jamais. Le ciel me punisse si j'y songe !