‹ OEuvres completes de Marivaux (volume 3)Chapitre 104 sur 333 · SCÈNE VIL · texte numérisé non relu

SCÈNE VIL

ROSIMÔND, FRONTIN.

ROSIHOKD.

Ellb a de la gaité, du badinage dans l'esprit.

FROHTIlf.

Oh ! que non, monsieur ^ malepeste , vonsne la connaissez pas; c'est qu'elle se moque.

ROSIMOND.

De qui?

De qui? Hais ce n'est pas à moi qu'elle pailait.

ROSIMOND.

Hein?

FRONTIN

Monsieur , je ne dis pas que je l'approuve ; ell^ a tort : mais c'est une maligne soubrette ; elle m'a aussi décoché un trait, bien entendu.

i6o LE PETIT^MAITRE CORRIGÉ,

ROSmOND.

Eh! dis-moi, ne fa-t-on pas déjà interrogé sur mon compte ?

FRONTIIV.

Oui f monsieur ; Marton, dans la conversation, m'a par hasard fait quelques questions sur votre diapitre.

ROSIMOVD.

Je les avais prévues. Eh bien! ces questions de hasard, quelles sont -elles ?

FRONTIN

Elle m'a demandé si vous aviez des maîtresses. Moi qui ai voulu faire votre cour

ROSmORD.

Ma cour, à moi ! ma cour !

FRONTIV.

Oui, monsieur, j*ai dit que non ^ que vous étiez un garçon sage, réglé.

Le sot, avec sa règle et sa sagesse «I le pijaisant éloge ! Vous ne peignez pas en beau , à ce que je vob. Heureusement , on ne me reconnaîtra pas à vos portraits.

FR09TIN

ConsoleaMTOUs ; je vous ai peint à votre goût, c'està-dire en laid.

* £« «of y avec sa règle et sa sagesse! Ainat, toiU la vanité de rhomme â bonnes fortunes qai remporte sur les intérêts d'an amoar avoaé ! Le caractère du petit - mattre se développe et se •ootîtot

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