R0SIM09D
Vraimeut , je m'imagine bien qu'ils soupirent tout bas y et que le respect les fait taire. Mais, à propos de respect, n'y manquerais -je pas un peu, moi, qui ai pense dire que je vous aime ? Il y a bien quelque petite cbose à redire à mes discours, n*est - ce pas? Mais
ce n*eSt pas ma faute. ( n veat lûprenan U m«ia. )
HORTENSE
Doucement, monsieur ^ je renonce à vous parler.
ROSIMOHD.
C'est que, sérieusement, vous êtes belle avec excès ; vous Fêtes trop ; le regard le plus vif, le plus beau teint ! Ah ! remerciez- moi, vous êtes charmante, et je n'en dis presque rien ; la parure la mieux entendue ! Vous avez là de la dentelle d'un goût exquis, ce me semble^ passez-moi l'âoge de la dentelle '. Quand nous marie-t-on ?
HORTENSE
A laquelle des deux questions voulez -vous que je réponde d'abord ? A la dentelle , ou au mariage ?
ROSIMOND.
Comme il vous plaira. Que faisons-nous cette aprèsmidi?
' Passex^moi l'éloge de la dentelle. VoiU de ces choses qui paraissent incrojables , etqoe cependant un auteur ne deyine pas. Manyaux ayait dû entendre des folies impertinentes de cette forcelà, et, comme obsenrateur, il en arait tenu note. Ce passage de râoge de la personne à celle de la dentelle, et de IVloge de la denieUe â la question : Quand nous marie-t-on? têt tout ce qu^il y a de plus fat et de plus ridicule. Cest à se faire casser les bras.
17a LE PETIT-MAITRE CORRIGÉ,
Attendez : la dentelle est passable ; de cette aprèsmidi, le hasard en décidera ; de notre mariage , je ne puis rien en dire , et c'est de quoi j^ai à vons entretenir, si vous voulez bien me laisser parler. Voilà tout ce que vous me demandez , je pense ? Venons au mariage.
ROSIMOIID.
U devrait être fait ^ les parens ne finissent point !
HORTENSE
Je voulab vous dire au c<Mitraire qu'il serait bon de le différer, monsieur.
ROSIMOBD.
Ah ! le différer, madame !
HORTENSE
Oui , monsieur ; qu'en pensez -vous ?
ROSIMOND.
Moi ! ma foi , madame , je ne pense point \ je vous épouse. Ces choses - là , surtout quand elles sont aimables , veulent être expédiées \ on y pense après.
HORTENSE
Je crois que je n'irai pas si vite ^ il faut s'aimer un peu quand on s'épouse.
ROSIMOND.
Mais je l'entends bien de même.
HORTENSE
Et nous ne nous aimons point.
Ah ! c'est une autre afiàire ^ la difliculté ne me re-