R0SIM0I7D
Oui ^ je m^occupais des reproches qu'on me faisait de mon indifiërenee pour elle, et je vais tâcher d'y mettre ordre. Elle est là-bas avec Dorante ; y venezvous?
DORIHÈIIE.
Arrêtez, arrêtez; il s'agit de mettre ordre à quelque chose de plus important.. Quand est-ce donc que cette indîiKfreoce qu'on vous reproche poqr elle lui
' f^ouM ne réussiriez ni comnie benêt , ni comme comique. Comme comique est an peu dur; mais la leçon que donne Lnette à Rosi-* mond est excellente. Ce n^est en affectant ni une indifTërenco qu*ii n^a pas, ni un amour quUl nVprouTerait point, que Rosimond r^ossin auprès d^Hortense \ c'est par une tendresse aussi franche que franchement déclarée.
igB LE PETIT-MAITRE CORRIGÉ,
fera prendre son pardPll me semble que œla demeure bien ^ong^^tenips à s^ déterminer. A qui est-ce la faute ?
ROSIMOHD.
Âh ! vous me querellez aussi ? Dites-moi , que voulez-vous qu*on fasse? Ne sont ^ ce pas nos parens qui <lécident de cela ?
DORIMÈNE
Qu'est-ce que c'est que des parens , monsieur ? C'est Tamour que vous avez pour moi , c'est le vôtre , c'est le mien qui en décideront, s'il vous plait. Vous ne mettrez pas des volontés de parens en parallèle ■ avec des raisons de cette force4à ^ sans doute, et je veux demain que cela finisse.
ROSIMOND.
Le terme est court ^ on aurait de la peine à faire ce que vous dites là ; je désespère d'en venir à bout, moi , et vous en parlez bien à votre aise.
DORIMÈNE
Ah ! je vous trouve admirable ! Noussommesà Paris ; je vous perds deux jours de vue, et dans cet intervalle j'apprends que vous êtes parti avec votre mère pour aller vous marier, pendant que vous m'aimez , pendant qu'on vous aime , et qu'on vient tout récemment, comme vous le savez, de congédier là-bas le chevalier, pour n'avoir de liaison de cœur qu'avec vous ! Non, monsieur, vous ne vous marierez point ;
* Des volontés de parens en parallèle, Parens en para, cacophonie qu'il fallait c?iter.