ACTE 11^ SCÈNE VL
n*7 songez pas, car il n'en sera rien., cela est décide ; votre mariage me dëplait. Je le passerais à nn autre; mais avec tous! Je ne suis pas de cette humeur-là, je ne saurais ; vous étes.un étourdi ; pourquoi vous jetezvous dans cet inconvénient ?
ROSIMOND.
Faites-i9oi donc la grâce d'observer que je sois, la victiraedes arrangemens de ma mère.
DORIMÈIiE.
La victime ! vous m'édifiez beaucoup 3 vous éles un petit garçon bien obéissant.
ROSIMOIVD.
Je n'aime pas à la fâcher; j'ai cette faiblesse-là, par exemple.
DOKIMÈNE.
Le poltron ! Eh bien ! gardez votre faiblesse ; j'y suppléerai, je parlerai à votre prétendue.
ROSIMOND*
Ah! que je vous, reconnais bien à ces tendres inconsidérations- là M Je les adore ^ ayons poêlant un peu plus de flegme ici \ car , que hii direz-vous ? Que voua m'aimez ?
DORIMÈNE
Que nous nous aimons.
ROSIMOND.
Voilà qui va fort bien ^ mais vous ressouvenez -vous
■ j^ ces tendres inconsidérations-la. Comme on dit des imprudences, il semble qu^on devrait pouToir dire des inconsidérations. Les deux mots sont a peu prés sjraonjmes. Mais Fusage et TAcademie rejettent également cette analogie.
igS LE PETIT-MAITRE CORRIGÉ,
que vous êtes en proirince , où \1 y a des règles, des maximes de déœnce qu il ne faut point choquer ?
DORIMÈNE
Plaisantes maximes ! Est-il défendu de s'aimer quand on est aimable? Ah ! il y a aes puërilitës qui ne doivent pas arrêter. Je vous épouserai, monsieur ; j'ai du bien , de la naissance. Qu on nous marie ; c'est peutêtre le vrai moyen de me guérir d'un amour que voos ne méritez pas que je conserve.
ROSIHOND.
Nous marier? Des gens qui s'aiment! Y songei^ VOUS ? Que vous a fait Tamour pour le pousser à bout? Allons trouver la compagnie.
DORIMÈNE
Nous verrons. Surtout, point de mariage ici ; commençons par là. Mais que vous veut Frontin ?