SCÈNE I
HORTENSE, MARTON, FRONTIN
HORTEVSE.
J E ne sais pins quel parti prendre.
U est, dit- on, dans une extrême agitation^ il se fâche, il fait TindifTérent', à ce que dit Frontin ; il ya trouver Dorimène , il la quitte ; quelquefois U soupire ; ainsi ne tous rebutez pas , madame ^ voyez ce qu^il vous veut, et ce que produira le désordre d^esprit où il est^ allons jusqu'au bout.
HORTEVSE.
Oui , Marton, je le crois touché, et c'est là ce qui m'en rebute le plus^ car qu'est-ce que c'est que la ridiculité d'un homme qui m'aime , et qui , par vaine gloire, n'a pu encore se résoudre à me le dire aussi franchement, aussi naïvement qu'il le sent?
Eh ! madame , plus il se débat , et plus il s'afl&iblit; il faut bien que son impertinence s'épuise ; achevez de l'en guérir. Quel reproche ne vous feriez-vous pas ua jour s'il s'en retournait ridicule ? Je lui avais donné de l'amour, vous diriez-vous , et ce n'est pas là un pré-