‹ OEuvres completes de Marivaux (volume 3)Chapitre 154 sur 333 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

MARTON, ROSIMOND.

ROSIMOND, «gittf.

On est donc votre maîtresse ?

Monsieur, ne pouvez-vous pas me confier ce que vous lui voulez? Après tout ce qui s'est passé, il ne sied pas beaucoup, ditrcUe, que vous ayez un entretien ensemble; elle souhaiterait se l'épargner; d'ailleurs, je m'imagine qu^elle ne veut pas inquiéter Dorante qui ne la quitte guère , et vous , vous n'avez qu'à me dire de quoi il s'agit.

ROSIMOND.

Quoi ! c'est la peur d'inquiéter Dorante qui l'empêche de venir ?

a!i4 LE PETIT-HAITRE CORRIGÉ,

Peut-être bien.

ROSIMOND.

Ah ! celui-là me parait neuf. On a de plaisans goûts en province. Dorante !.... De sorte donc qu elle a cm que je voulais lui parler d'amour. Ah ! Marton , je suis bien aise de la désabuser -, allez lui dire qu'il n'en est pas question, que je n'y songe point, qu'elle peut venir avec Dorante même , si elle veut , pour plus, de sûreté; dites-lui qu'il ne s'agit que de Dorimène, et que c'est une grâce que j'ai à lui demander pour elle, rien que cela ; allez ah! ah! ah!

HARTON

Vous l'attendrez ici , monsieur ?

Sans doute.

MARTOir.

Souhaitez-vous qu elle amène Dorante, ou viendrat-elle seule ?

ROSIMOND.

Comme il lui plaira ; quant à moi , je n'ai que faire de lui. (Rottmoiia,iiaauMDeBtMai, riant.) Dorautc l'empoTte sur moi. Je n'aurais pas parié pour lui ^ sans cet avis-là j'allais faire une belle tentative ; mais que me veut cette femme-ci?

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