LX7GILE
La belle idée qu'il vous vient là ' ! le bel expédient ! Qne je commence ! comme si tout ne dépendait pas de monsieur, et qne ce ne fut pas à lui de garantir ma résolution par la sienne ! Est-ce que , s'il voulait m'é^ pouser, il n'en viendrait pas à bout par le moyen de mon père , à qui il faudrait obéir ? C'est donc sa résolution qui importe , et non pas la mienne que je ferais en pure perte.
LISETTE
Elle a raison , monsieur ; c'est votre parole qui règle tout-, partez.
DAMIS
Moi, commencer! cela ne me siérait point, ce serait violer les devoirs d'un galant homme, et je ne perdrai point le respect, s'il vous pladt.
LISETTE
Vous l'épouserez par respect ; car ce n'est que du galimatias que toutes ces raisons - là ; j'en reviens à vous , madame.
LX7CILE
Et moi , je m'en tiens à ce que j'ai dit ; car il n'y a point de réplique-, mais que monsieur s'explique, qu'on sache ses intentions sur la difficulté qu'il fait : est-ce respect? est-ce égard? est-ce badlnage ? est-^œ tout ce qu'il vous plaira? Qu'il se détermine : il faut parler naturellement dans la vie.
* La belle idée qui vous vient là ! Lucile m trahit par sa mau- Taise hamear contre Lisette. EUe Ta cependant, ainsi que Damis , faire le serment propose'.
34 LES SERHENS INDISCRETS,
LISETTE
Monsieur tous dit qu'il est trop poli pour être natnrd.
DAIIIS.
II est vrai que je n'ose m'expliquer.
LISETTE
n vous attend.
LUGILBy l»nu^6aMBt.
Eh bien ! terminons donc , s'il n'y a que cela qui TOUS arrête , monsieur^ voici mes sentimens : je ne veux point être mariée , et je n'en eus jamais moins d'envie que dans cette occasion-ci^ ce discours est net et sous-entend tout ce que la bienséance veut que je vous épargne. Vous passez pour un homme d'honneur, monsieur, on fait l'éloge de votre caractère ; et c'est aux soins que vous vous donnerez pour me tirer de cette afiaire-ci , c'est aux services que vous me rendrez là-dessus, que je reconnaîtrai la vérité de tout ce qu'on m'a dit de vous. Ajouterai-je encore une chose ? Je puis avoir le cœur prévenu; je pense qu'en voilà assez, monsieur , et que ce que je dis là vaut bien un serment de ne vous épouser jamais ' \ serment que je fais pourtant , si vous le trouvez nécessaire ; cela sufftt-U?
' Ce que je die Ik vomU bien Mtn âerment de ne vous éftouêerjamaU, Les embairai qat Lndle ëpronre» les cîtconlocatioiifl aaxqoeUet eUe a reooan, ëqnÎTaleiit par&itemtnt A U certitude qa*eUe ëpou- •en Damif ayant la fin delà joornëe. JEUe £ût pourtant le serment, et Damis le prêtera â peu pris dans la même formule » et arec