SCÈNE Xlt
LE MARQUIS
Oh ! VOUS me pardonnerez ; je n'aime que trop.
HORTENSE
Je tâcherai de le mériter, monsieur. ( a pan «a cheT«iiar.) Demandez qu'on presse notre mariage.
LE CHEYA.LIER, è part à Hortense.
N'est-ce pas trop risquer? (Haut.) Dans Tétat où je suis, marquis, achevez dé me prouver que mon malheur est sans remède.
LE MARQUIS
La preuve s'en verra quand je l'épouserai. Je ne peux pas l'épouser tout à l'heure.
LE CHEVALIER
Vous avez raison. (A pan à Hortense.) Il vous épousera.
HORTENSE, i part au chevalier.
Vous gâtez tout. (Aa mattiuu.^ J'cuteuds bien ce que le chevalier veut dire; c'est qu'il espère toujours que nous ne nous marierons pas , monsieur le marquis ; n'est-ce pas , chevalier ?
LE CHEVALIER
Non, madame, je n'espère plus rien.
HORTENSE
Vous m'excuserez; vous n'êtes pas convaincu, vous ne l'êtes pas ; et comme il faut , m'avez-vous dit, que vous alliez demain à Paris, pour y prendre des mesures nécessaires en cette occasion -ci, vous voudriez, avant que de partir, savoir bien précisément s'il ne vous reste plus d'espoir ? Voilà ce que c'est ; vous avez besoin d'une entière certitude ?
( A part au eheiraUer.) DitCS qUC Ou! .
9QO LE LEGS,
LE CHEVALIEK.
Mais, oui.
HORTENSE
Monsieur le marquis, nous ne sommes qu*à une lieue de Paris ; il est de bonne heure ; envoyez Lépine chercher un notaire , et passons notre contrat aujourd'hui , pour donner au chevalier la triste conviction qu'il demande.
LA COMTESSE
Mais il me parait que vous lui faites accroire qu'il la demande ^ je suis persuadée qu'il ne s'en soucie pas.
HORTENSE, à put sa chetalMr.
Soutenez donc.
LE CHEVALIER
Oui , comtesse , un notaire me ferait plaisir.
LA COMTESSE
Voilà un sentiment bien bizarre !
HORTENSE
Point du tout. Ses affaires exigent qu'il sache à quoi s'en tenir ; il n'y a rien de si simple , et il a raison ^ il n'osait le dire , et je le dis pour lui. Allez-vous envoyer Lépine , monsieur le marquis ?
LE MARQUIS
Comme il vous plaira. Mais qui est-ce qui songeait à avoir un notaire aujourd'hui ?
HORTENSE, à ptrt au ckcvalier»
Insistez.
LE CHEVALIER
Je vous en prie , marquis.
LA COMTESSE
Oh ! vous aurez la bonté d'attendre à demain , mon-