SCÈNE XXIII. 3i
LISETTE
Oh ! c'est une autre aflTaire : vous avez raison ^ ce n'est point ce que je vous conseille non plus , et il n'y a qu'à le laisser là.
Bon ! tu veux que je l'épouse , tu veux que je le laisse là ; tu te promènes d'une extrémité à l'autre. Eh! peut-être n'a-t-il pas tant de tort, et que c'est ma faute. Je lui réponds quelquefois avec aigreur.
LISETTE
J'y pensais : c'est ce que j'allais vous dire. Voulezvous que j'en parle à Lépine , et que je lui insinue de l'encourager?
LA COMTISSSS.
Non, je te le défends, Lisette, à moins que je n'y sois pour rien.
LISETTE
Apparemment , ce n'est pas vous qui vous en avi** sez , c'est moi.
LA COMTESSE
En ce cas, je n'y prends point de part. Si je l'épouse, c'est à toi qu'il en aura obligation *, et je prétends qu'il le sache , afin qu'il t'en récompense.
LISETTE
Comme il vous plaira , madame.
LA COMTESSE
A propos, cette robe brune qui me déplaît, l'as-tu prise ' ? J'ai oublié de te dire que je te la donne.
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Si6 LE LEGS,
Voyez comme votre mariage diminuer^ mes profits. Je vous quitte pour chercher Lëpjne, mais ce uest pas la peine ; je vois le marquis, et je vous laisse.