ACTE II, SCÈNE IL 4i
mène une triste vie ; plus je tous regarde, et plus je in*y perds. Je vois des cruautés dans vos enfans qu'on ne devinerait pas à la douceur de votre visage.
( Lisette hâiUM les épanlet. ) M. ORGON.
Que veux - tu dire avec tes cruautés ? De qui parles-tu?
FRONTIN
De mon maître, et des peines secrètes qu'il souffre de la part de mademoiselle votre fille.
LISETTE
Cet effronté, qui vous fait un roman ! Qu'a -t- on fait à ton maître , dis ? Où sont les chagrins qu'on a eu le temps de lui donner ? Que nous a-t-il dit jus^qu'ici ? Que voit-on de lui que des révérences ? Est- ce en fuyant que l'on dit qu'on aime ? Quand on a de l'amour pour une sœur aînée , est-ce à sa sœur cadette que l'on va le dire ?
FRONTIN
Ne trouvez -vous pas cette fille -là bien revéclie, monsieur ?
M. ORGON
Tais-toi , en voilà assez \ tout ce que j'entends me fait juger qu'il n'y a peut -être que du malentendu dans cette affaire-ci. Quant à ma fille , dites-lui , Lisette, que je serais très -fâché d'avoir à me plaindre d'elle ; c'est sur sa parole que j'ai fait venir Damis et son père ^ depuis qu'elle a vu le fils , il ne lui déplaît pas, à ce qu'elle dit ^ cependantils se fuient, et je veux savoir qui des deux a tort 3 car il faut que cela finisse.
(Ils*enva.)
4a LES SERMENS INDISCRETS,