‹ OEuvres completes de Marivaux (volume 3)Chapitre 220 sur 333 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

LE PRINCE

J'en serai donc bientôt puni 5 car je vais vous donner de quoi me confondre , si je ne pense pas comme vous.

HERMIANE.

Que voulez-vous dire ?

LE PRINCE

Oui , c'est la nature elle-même que nous allons interroger ; il n'y a qu'elle qui puisse décider sans réplique la question , et suremeqt elle prononcera en votre faveur.

HERHIANÇ.

Expliquez-vous , je ne vous entends point.

LE PRINCE

Pour bien savoir si la première inconstance ou la première iqfidëlité est venue d'un homme ^ comme vous le prétendez, et moi aussi, il faudrait avoir as^ sistë au commencement du monde et de la société.

QERMIANE.

Sans doute , mais nous n'y étions pas.

LE pringib;.

Nous allons y être \ oui , les hommes et les femmes de ce temps -ilà, le monde et ses premières amours vont reparaître à nos yeux tels qu'ils étaient , ou du moins tels qu'ils ont dû être *, ce ne seront peut-être pas les mêmes aventures, mais ce seront les mêmes caractères ; vous allez voir le même état de cœur , des âmes tout aussi neuves que les premières, encore plus neuves s'il est possible. ( a carâo «i • Metroa.) Carise , et vous, Mesrou, partez -, et quand il sera temps

33o LA DISPUTE,

que nous nous retirions, faites le signal dont nous sommes convenus. ( a n taite.) Et TOUS , qu'on nous laisse.

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