DORANTE, ANGÉLIQUE
DORAITTE, àpart.
Je ne sais où j'en suis.
ANGÉLIQUE
Vous restez donc , monsieur?
DORANTE
Oui, madame. Lépine m'a averti que vous aviez à me parler, et j'allais me rendre à vos ordres, si monsieur le marquis ne m'avait pas arrêté.
ANGÉLIQUE
U est vrai , monsieur *, j'avais à vous apprendre que je consentais à son mariage avec Lisette.
DORANTE
Je serai donc lé seul qui m'en retournerai le plus malheureux de tous les hommes.
43o LE PRÉJUGÉ VAINCU,
ARGELIQUR*
n faut avouer que toos toos êtes bien mal oondoit daos tout ceci.
DOBANTE.
Moi , madame !
AHGÉLIQUE.
Oui , monsieur. Yons me proposez on inconnu qne je refuse , sans savoir que c^est vous. Quand vous yous nommez , il n'est plus temps. Pai dit que j'avais de rinclination pour un autre , et y là-dessus, vous allez voir ma sœur.
DORANTE
Ah ! madame , jY vais malgré moi , vous le savez. Monsieur le marquis veut que je le suive. Daignez me défendre de lui tenir parole , je vous le demande en grâce. J ai besoin du plaisir de vous obéir , pour avoir la force de lui résister.
AKGéLIQUE.
Je le veux bien , à condition pourtant qu'il ne saura pas que je vous le défends*
DORARTE.
Non , madame ; je prends tout sur moi , et je pars ce soir.
ANGiLIQUE.
n ne faut pas que vous partiez non plus ; du moins je ne le voudrais pas ; car mon père m'imputerait votre départ.
nORARTB.
£h ! madame , épargnez-moi , de grâce , le désespoir d'être témoin de votre mariage avec le baron.