FIN DU PREJUGE YAINCU
FÉLIGIE,
COMÉDIE EN UN ACTE ET EN PROSE
Imprimée dans le Mercure de France da mois de mars 1757. Elle
n^a point e'ië jouée.
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JUGEMENT
SUR LA COMÉDIE
DE FÉLICIE
JLi comédie suivante n'a jamais été destinée pour le théâtre , et il est aisé de s'en apercevoir ; c'est une moralité dialoguée , agréablement écrite , et dont le but est de démontrer, par une application directe , cette vérité , que les grâces , chez une jeune personne , sont l'écueil de la vertu , ^ quand elles ne sont pas relevées par la modestie et placées sous la garde de la, pudeur.
Le choix des personnages est assez bizarre. La Modestie y parait sous son nom, quoique ce nom n'appartienne point à la mythologie payenne , et la vertu y est représentée par Diane , déesse dont la réputation n'a pas été constamment à l'épreuve du soupçon, et qui a perdu beaucoup dans l'opinion de ses sévères adorateurs , depuis que le pinceau de Girodet a popularisé parmi nous l'histoire de ses rendez-vous nocturnes avec Eudymion.
Marivaux écrivit, en 1757, ce dialogue pour le Mercure de France, dont Boissy avait alors le privilège. Boissy^ redevable à Marmontelde cette faveur, que celui-ci lui avait obtenue par le crédit de madame de Pompadour, soutenait son journal en y insérant tous les mois quelques opuscules intéressans, empruntés au porte-feuille des hommes de lettres les plus distingués. Marmontel avait décuplé le ser-
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▼îce rendu à Boîssy parle présent qu'il lui fit dé ses Ctmier moraux j dont le Mercure devînt le premier dépositaire; Marivaux s'associa à cette action louable et désintéressée, en faisant à son tour cadeau de F)ilicié à l'éditeur.
Il n'est donc point possible de juger ce petit ouvrage d'après les règles de l'art dramatique. On s'est borné à quelques observations grammaticales , que la singularité
ou l'impropriété de certaines expressions , quoiqu'en petit nombre, ont paru rendre nécessaires.
PERSONNAGES
FÊLICIE.
LUCIDOR.
LA FÉE, sous le nom dHortense.
LA MODESTIE
DIAIŒ.
Troupe de csasseurs.
La scène est dans une campagne retirée, mais voisine d^une
grande yille.