FÉLICIE, HORTENSE, LA MODESTIE
HORTEKSE, «la Modestie ^ qui est k quelques pas»
Vous , approchez ; c'est une compagne que je vous laisse, Félicie^ elle porte le nom dune de vos plus estimables qualités , la modestie , ou plutôt la pudeur.
44B FÉLICIE
jolie y puisque! faut être esclave des conséquences de son visage ' ? Ne voyez -vous pas bien que la raison n'est point d'accord de cela ?
LA MODESTIE
Plus que vous ne croyez.
FÉLlCIE.
Je me suis donc étrangement trompée; j'ai souliaité d'être aimable , afin qu'on m'aimât dès qu'on me verrait, ce qui est assurément très-innocent^ et il se trouverait que , selon vos chicanes , ce serait afin qu'on ne me vît jamais. En véiité , je ne saurais goûter ce que vous me dites.
LA mODE^TIE.
Je n'insbte plus ; il en sera ce qui vous plaira.
FÉLlCIE.
Il en sera ce qui mè plaira ! Ce n'est pas là répondre; je veux que vous soyez de mon avis, dès que j'ai raison. Puisque vous êtes la Modestie , on est bien aise d'avoir votre approbation.
LA MODESTIE
Je vous ai dit ce que j'en pensais.
FÉLICIE
Allons , allons, je vois bien que vous vous rendez.
(Ici on eateod une tympkooie.) Mais mC tlOmpé -jC ? Euten-
■ Être esciai^e des conMéquences de ton visage» C*esl une pkrase qui rappelle malheareusemcot celles de CaUios et de Madelon dans les Précieuses ridicules. NVtait-il pas plus simple de dire, être esclave de sa beauté, et de l'effet quelle doit natureilemÊemt produire?