‹ OEuvres completes de Marivaux (volume 3)Chapitre 295 sur 333 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

dez-^TOOs la gaîté des sons qui partent de ce côte ? Nous nous y amuserons assurément ; il doit y avoir quelque agréable fête. Que cela est vif et touchant!

LA MODESTIE

Vous ne te sentez que trop.

FÉLÏCIK.

Pourquoi trop ? Est-ce qu'il n'est pas permis d'avoir du goût ? Allez- vous encore trembler là-dessus ?

LA MODESTIE

Le goût du plaisir et de la curiosité mène bien loin.

fÉLiClE.

Parlez francbement; c'est qu'on a tort d^'avoir des yeux et des oreilles , n'est-ce pas ? Ah ! que vous êtes

farouche ! (La ijmphonie recommence.) Cc qUC j'OUtends là

me fait pourtant grand plaisir Prêtons-y un peu

d'attention..... Que cela est teridre et animé tout en^ semble !

LA MODESTIE

J'entends aussi du bruit de l'autre côté ; écoutez ; je crois qu'on y chante.

(Oo chaqte.)

De la yertu sniYez les lois »

Beautés qui de nos cœors Toalez fixer le choix. Les attraits qu^eUe ëdaire en brillent davantage.

Est-il rien de plus enchanteur

Que de roir sur un beau visage

Et la jeunesse et la pudeur ?

LA MODESTIE

Ce que cette voix-là m'inspire ne m'effraie point , par exemple \ elle a quelque chose de noble. 2. 39

45o FÉLICIE,

FéLICIE.

Oui , elle est belle , mai» sérieuse.

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