FÉLICIE, LA MODESTIE, DIANE
LUCIDOR.
FÉLICIE
Mais , voici bien autre chose ; regardez à votre tour, et voyez à gauche ce beau jeune homme qui vient de paraître accompagne de ces jolis chasseurs, et qui nous salue \ il ne nous épargne pas non plus les avances.
LA MODESTIE
Ne le regardons point , il m^inquiète ; allons plutôt à cette dame.
FÉLICIE
Attendez.
Elle avance.
LA MODESTIE
DIANE
Voulez -vous bien que j'approche, mon aimable fille ? Peut-être ne connaissez-vous pas ces lieux , et vous voyez Tenvie que j'ai de vous y servir. Ne me refusez pas d'entrer chez moi; je chéris la vertu, et vous y serez en sûreté.
FâLICIE.
Je vous rends grâces , madame ^ et je verrai*
DIANE
Eh ! pourquoi voir ? Votre jeunesse et vos charmes vous exposent ici ; n'hésitez point 5 croyez -moi, suivez le conseil que je vous donne. < id i« jeuM immb»*
45a FÉLIGIE,
vcgirde FéUci«, lui toarit et U nlue { eU« lut rrad le nlat. ) Voici an jea-
ne Iiomme qui vous distrait , et qui pourtant mérite bien moins votre attention que moi.
J'en fais beaucoup à ce que vous me dites ' ; mais cela ne me dispense pas de le saluer, puisqu'il me
salue. (Lucidor lai fait encore des rtfrërencei , et elle les lai rend.)
DIANE
Encore des révérences!
FÉLIGIE.
Vous voyez bien qu'il continue les siennes.
LA MODESTIE, & Diane.
Emmenez-la , madame , avant qu'il nous aborde.
FÉLIGIE.
Mais, vous voulez donc que je sois malhonnête?
LUCIDOR.
Beauté céleste , je règne dans ces cantons; daignez les honorer de votre présence.
FÉLIGIE.
Je serais volontiers de cet avis -là; l'aspect m'en plaît beaucoup.
DIANE
Commencez par les lieux que j'habite. Plus d'irrésolution; venez.
' Ten fais "beaucoup a ce que vous me dites. J'en fais coup , c*est4-dire, je fais beaucoup d'attention, he mot aitentùm, étant reBtreiDt dans la phrase précédente à ane signification particnliére , votre attention , ne peot point entraîner àsa saite le pronom ehp qai ne s^emploie jamais que dans ane aooeptm générale.