M. ERGASTE, M. ORGON, FRONTIN
M. ERGASTE
Vous voyez un homme consterne, mon cher ami •, il n'y a aucune apparence au mariage en question, à moins que de violenter des cœurs qui ne semblent pas faits Tun pour Tautre -, je ne saurais cependant pardonner à mon fils d'avoir cédë si vite à Tindifférence de Lucile -, j'ai même été jusqu'à le soupçonner d'aimer ailleurs, et voici son valet à qui j'en parlais ; mais, soit que je me trompe , ou que ce coquin n'en veuille rien dire, tout ce qu'il me répond, c'est que mon fils ne plait pas à Lucile , et j'en suis au désespoir.
FRONTIN, derrièr«.
Messieurs, un coquin n'est pas agréable à voir^ voulez-vous que je me retire ?
M. ERGASTE
Attends.
M. ORGON
Ne vous fâchez pas , monsieur Ergaste *, il 7 a remède à tout, et nous n'y perdrons rien, si vous voulez.
lui annonçant qnUI renvoie Andromaque et qa'il ^poase Hermione; et cette antre scène plus admirable encore , où Orosmane Tient prendre, poar la conduire à Pantel , nne maîtresse adorée A qui la religion et la nature défendent de Vj saiTre. J^insiste sur ces moyens dramatiques parce qu^ils sont trop négligés, trop méconnus de quelques jeunes auteurs, qui croient avoir fait asses pour leur gloire lorsqu'ils ont supplée aux combinaisons de Tart par de beaoa vers et des tirades poétiques.