‹ OEuvres completes de Marivaux (volume 3)Chapitre 47 sur 333 · ACTE m, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE m, SCÈNE II

LDCILE, à inrt À Phénic*.

Parlez donc; vous voilà comme une statue.

PHÉKICE.

En vérité , je ne saurais penser que ceci soit sérieux .

Prenez garde à ce que vous ferez, mon père 5 vous vous méprenez sur ma sœur, et je lui vois presque la larme à Tceil.

M. ORGOH.

Si elles ne sont pas folles , c'est moi qai ai perdu Tesprit ; adieu. Je vais informer monsieur Ergaste du nouveau mariage que je médite-, son amitié ne m'en dédira pas. Pour vous, mes enfans, plaignez -vous*, c'est moi qui ai tort) en effet, j'abuse da pouvoir que j'ai sur vous; plaignez-vous, je vous le conseille, et cela soulage ; mais je ne veux pas vous entendre , vous m'attendririez trop : allez , sortez sans me répondre , et laissez-moi parler à monsieur Ergaste, qui arrive.

LUCILE, en partant.

J'étouffe >.

' J'éumffe. Toate la sc«Qe est yme, et d^an excellent comiqae. Poorquoi? (Testqa^ayec les meillenres intentions du monde, aTeo une bienyeîUance toute paternelle, M. Orgon fait le desespoir de sa fiUe en croyait la serrir, et en s*obstinant i regarder comme un grand safnrîfice fait à ses droits de père , le sacrifice douloureux que, sans s'en douter, il impose i une fille chérie. Jamais ces sortes de situations, qui sont communes i la tragédie et à la com^ie, ne manquent de faire «ne ▼iye impression au théâtre. U n*est presque pas de pièce de Molière oà on ne retrouyàt une situation analogue è celleci ; et, puisque j*ai parM de tragédie , rappelons - nous la scène où P/rrhus sUmagine entrer dans les vues de Tambassade d'Oreste en

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