ACTE IV, SCÈ,»E:IV. loi
PHÉNIGB.
II le faut bien , monsieur,
DAMIS
Mais TOUS, madame, il faudra que vous m'aimiez aussi , et vous m'avez tantôt fait comprendre que vous aimiez ailleurs,
PHÉIf.IGÇ.
Dans, ce temps -là, vous épousiez ma sœur-, il ne m'était pas permis de vous voir, et je dissimulais.
DAMIS, à put.
Voyons donc où cela ira. (Htm.) Encore une fois^ faites-7 vos réflexions; vous comptez peut-être que je vous tirerai d'affaire ? Vous vous trompez \ n'attendez rien de mon cœur , il vous prendra au mot; je ne suis que trop disposé à vous 1q donner.,
PHÉNJLQE.
N'hésitez ppint, monsieur, donnez,.
DAMIS
Jfi vous aimerai , vous dis-je.
PHÉNICE
Aimez.
DAMIS
Vous le voulez? Ma foi, madame, puisqu'il faut l'avouer, jevous aime.
PHéNIGE, àparu
Il me trompe '.
■ // me trompe. Il y a peu de sitaatîoiu plos Tives et plus piquantes. Phënice vient de forces Damîs dans ses derniers retrancheneos.. Elle se moque complètement de lai \ et rien n^est pins plaisant que de voir un homme oblig<S, par la femnio à qui il a décUrë
102 LES SERMEI^S INDISCRETS,
Dàms.
Vous rougissez , madame.
PHÉIVICE.
Il est vrai que je suis ëmue d*un aveu si subit.
DAMXS., à part.
Continuons. (Eant. ) Oui , madame , mon cœur est à vous , et je n*ai souhaite de vous voir que pour vous
éprouver là-dessus. (M. Ergatta et M. Oigoo entrent daiu leoioaicat, et •*arrétent en voyant DamU et Phtfnice. )