PHÉNICE, DAMIS
PHÉNIGEy on momMit Mille.
Je leur servais donc de prétexte I Oh ! je prétends m'en venger , iU le méritent bien > ; mais puisqu'ils s'aiment, je veux que ma conduite , en les inquiétant , les force de s'accorder. £h bien! monsieur, que me voulez- vous ?
DAMIS
Je crois que vous le savez , madame.
PQÉIVIGE.
Moi ! non , je n'en sais rien.
Ignorez-vous que notre mariage est conclu?
PHÉNICE
N'est-ce que cela ? Je vous l'avais prédit ; cela ne pouvait pas manquer d'arriver.
DAMIS
Je ne croyais pas que les choses dussent aUer si loin j et je vous demande pardon d'en être cause.
Vous vous moquez ; je n'ai point de rancune à garder contre un homme qui va devenir mon époux.
' Je prétends m'en vsnger, Um le méritent bien. La Tengcanoe de Phénice ya exposer dans tout son jour la délicatesse de ses seotimens et la noblesse de son caractère. Peut-être y anraitril eu plus d^adrease â ne pas mettre immédiatement le public dans le secret : le dénoaementi plus imprévu, eût été plus dramatique*
DAMI&.
Ne me raillez poiifty màdaliie ; je sais bien que ce n*est pas à moi que tous destinez cet honneur, dont je me tiendrais fort heureux.
PHÉNICE
Si vous dites vrai , yotre bonheur est sur; je vous promets que je n*y mettrai point d'obstacle.
DÂMIS.
Ma foi , il ne me siérait pas d'y en mettre non plus , et je ne serais pas excusable , surtout après les empressemens que j'ai marqués pour tous, madame.
Notre mariage ira donc tout de suite ?
DAHIS.
Oh ! morbleu, je vous le garantis fait, s'il n'y a que moi qm FempiSche.
PHÉNICE
Je TOUS crois.
DAMIS, à part.
Qu'est-ce que c'est que ce langage-là? Faisons-lui peur. cHânt.) Ecoutez , madame, toute plaisanterie cessante, ne vous y fiez p&s ; on a toujours du penchant de reste pour les personnes qui vous ressemblent , et je vous assure que je ne suis point embarrassé d'en avoir pour vous.
PHÉNIGE.
Je vous avoue que je m'en flatte.
DAHIS.
Tenez , ne badinons point} car je vous aimerai Je vous en avertis.