‹ OEuvres completes de Marivaux (volume 3)Chapitre 95 sur 333 · MARTON, FRONTIN · texte numérisé non relu

MARTON, FRONTIN

FROSTIN.

Ml beUe enfant , expliquez - moi la réponse de votre mahresse ; elle est d'un goût nouveau.

Toute simple.

FROUTIIf.

Elle est même fantasque.

i48 LE PETIT-MAITRE CORRIGÉ,

MARTOH.

Tout unie.

FROUTIN.

Mais, à propos de fantaisie, savez- vous bien ({ne votre minois en est une , et des plus piquantes ?

MARTOH.

Oh ! il est très-commun , aussi bien que la réponse de ma maîtresse.

FBOUTIV.

Point du tout, point du tout. Avea^-vous des amans?

Eh !.... on attrape toujours quelque petite fleurette en passant.

FRONTIN

. Elle est d'une ingénuité charmante. Écoutez, nos maîtres vont se marier ; vous allez venir à Paris ; je suis d'avis de vous épouser aussi : qu'en dites-vous ?

Je ne suis pas assez aimable pour vous.

FRONTIN

Pas mal, pas mal^ je suis assez content.

HARTON

Je crains le nombre de vos maîtresses ; car je vais gager que vous en avez autant que votre maître, qui doit en avoir beaucoup. Nous avons entendu dire que c'était un homme fort couru, et vous. aussi, sans doute?

Oh! très -courus; c'est à qui nous attrapera tous deux ; il a pensé même m'en venir quelqu'une des

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