‹ OEuvres completes de Marivaux (volume 4)Chapitre 101 sur 315 · ACTE I, SCENE IL · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE IL

t'alarme , d'autant plus que tu ne connais point Dorante.

LISETTE

Premièrement y il est beau; et c'est presque tant pis.

M. OKGON.

Tant pis ! réves-tu , avec ton tant pis ?

LISETTE

Moi , je dis ce qu'on m'apprend ; c'est la doctrine de madame^ j'étudie sous elle.

M. ORGON

Allons , allons , il n'est pas question de tout cela. Tiens y ma chère enfant, tu sais combien je t'aime. Dorante vient pour t'épouser. Dans le dernier voyage que je fis en province, j'arrêtai ce mariage -là avec son père, qui est mon intime et ancien ami; mais ce fut à condition que vous vous plairiez à tous deux, et que vous auriez entière liberté de vous expliquer làdessus ; je te défends toute complaisance à mon égard. Si Dorante ne te convient point, tu n'as qu'à le dire, il repart*, si tu ne lui convenais pas, il repart de même.

LISETTE

Un duo de tendresse en décidera , comme à l'Opéra : vous me voulez , je vous veux , vite un notaire ! ou bien ^'aimez-vous ? non ; ni moi non plus ; vite à

cheval !

M. ORGON

Pour moi , je n'ai jamais vu Dorante-, il était absent 4. i3

•.-.^...uci, luuie cum plaisance, et je vi Je le I ordonne.

«ILVIi.

Mais si j'osais, je vous proposerai., qui me vient, de m'acconter une grâc quilliaerait toul-à-fait.

Parle ; si la chose est faisable , Je le I

SIt VIA.

Elle est lrts-(ài,ablei mais je crains abuser de vos bonttîs.

/ EU bien ! abuse. Va , clans ce monde, ! peu trop bon pour l'être asseji •.

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