ACTE I, SCENE IL
t'alarme , d'autant plus que tu ne connais point Dorante.
LISETTE
Premièrement y il est beau; et c'est presque tant pis.
M. OKGON.
Tant pis ! réves-tu , avec ton tant pis ?
LISETTE
Moi , je dis ce qu'on m'apprend ; c'est la doctrine de madame^ j'étudie sous elle.
M. ORGON
Allons , allons , il n'est pas question de tout cela. Tiens y ma chère enfant, tu sais combien je t'aime. Dorante vient pour t'épouser. Dans le dernier voyage que je fis en province, j'arrêtai ce mariage -là avec son père, qui est mon intime et ancien ami; mais ce fut à condition que vous vous plairiez à tous deux, et que vous auriez entière liberté de vous expliquer làdessus ; je te défends toute complaisance à mon égard. Si Dorante ne te convient point, tu n'as qu'à le dire, il repart*, si tu ne lui convenais pas, il repart de même.
LISETTE
Un duo de tendresse en décidera , comme à l'Opéra : vous me voulez , je vous veux , vite un notaire ! ou bien ^'aimez-vous ? non ; ni moi non plus ; vite à
cheval !
M. ORGON
Pour moi , je n'ai jamais vu Dorante-, il était absent 4. i3
•.-.^...uci, luuie cum plaisance, et je vi Je le I ordonne.
«ILVIi.
Mais si j'osais, je vous proposerai., qui me vient, de m'acconter une grâc quilliaerait toul-à-fait.
Parle ; si la chose est faisable , Je le I
SIt VIA.
Elle est lrts-(ài,ablei mais je crains abuser de vos bonttîs.
/ EU bien ! abuse. Va , clans ce monde, ! peu trop bon pour l'être asseji •.
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