ACTE I, SCENE X
ARLEQUin.
Oh ! je n'ai jamais refusé de trinquer nne.
avec per-
sonne.
M. ORGON
Bourguignon, ayez soin de vous, mon garçon.
ARLEQUIN
Le gaillard est gourmet; il boira du meilleur.
M. ORGOn.
Qu'il ne l'épargne pas '.
* Tout ce premier acte est parfait. L^exposition est aussi claire qu^habilemeDt mëDagce. Tous les personnages ont para ; le double trarestissement qui forme riotrigue de la pièce, quoique non concerté, est devenu presque vraisemblable par le caractère de Silvia et de Dorante. Dëjà il a produit son effetj et quoiquHl laisse entrevoir le dénouement, le spectateur est curieux , non pas de connaître quel il sera (il n*a pas, il ne peut avoir à cet e'gard la moindre incertitude) , mais de savoir comment se pourra prolonger le quipro" quOj par quel artifice naturel et ingénieux sera amenée Texplicatioa définitive, et par où se terminera cette petite comédie domestique , dont la prévoyance de deux amants d'une part, et de l'autre la bonté paternelle ) font tous les frais.
Fin DU PREMIER ACTE.
LE JEU DE L'AMOUR ET DU HASARD