‹ OEuvres completes de Marivaux (volume 4)Chapitre 118 sur 315 · ACTE II, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE I

nous parler -, car ce prétendu m'obsède ' ; mais , à vue de pays, je ne la crois pas contente; je la trouve triste, rêveuse, et je m'attends bien qu'elle me priera de le rebuter.

M. ORGOK.

Et moi, je te le défends. J'évite de m'expliquer avec elle ^ j'ai mes raisons pour faire durer ce déguisement ] je veux qu'elle examine son futur plus à loisir. Mais le valet, comment se gouverne- 1- il? ne se méle-t-il pas d'aimer ma fille?

C'est un original ; j'ai remarqué qu'il fait l'homme de conséquence avec elle , parce qu'il est bien tourné ; il la regarde , et soupire.

M. ORGOK.

Et cela la fâche?

LISETTE

Mais elle rougit.

M. ORGON

Bon ! tu te trompes \ les regards d'un valet ne l'embarrassent pas jusque-là.

LISETTE

Monsieur , elle rougit.

M. ORGON

C'est donc d'indignation.

' Ce prétendu m'obsède. N^oublions pas que ce prétendu , cVst Arlequin ou Pasquio dëgaisë en Dorante.

■i-ii l.V. JEU DL L'AMOUR ET DU HASARD,

LISETTE

A 1:1 lioiint.' licure!

M. onuoN.

Eh liicn! qunnJ tu lui parleras, dia-lui que tu smi()('oiini'3 ce \alift de la prévenir contre son maître, et si l'Ile se fiiclie, ne t'en inquiète point; ce sont mes allhires. Mais voici Dorante, qui te cherche, apparcnimenl.

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