‹ OEuvres completes de Marivaux (volume 4)Chapitre 127 sur 315 · DORANTE, SILVIA · texte numérisé non relu

DORANTE, SILVIA

-.< DORANTE

Lisette, quelque ëloignement que tu aies pour inoi, je suis forcé de te parler-, je crois que j'ai à me plaindre de toi.

SILVIA

Bourguignon, ne nous tutoyons plus, je t'en prie.

DOKANTE.

Comme tu voudra! .

SILVIA

Tu n'en fais pourtant rien.

DORANTE

Ni toi non plus j tu me dis , je t'en prie.

C'est que cela m'est échappé.

DORANTE

Eh bien ! crois-moi , parlons comme nous pourrons ; ce n'est pas la peine de nous gêner pour le peu de temps que nous avons à nous voir.

SILVIA

Est-ce que ton maître s'en va? Il n'y aurait pas grande perte.

33B LE JEU DE L'AMOUll ET DU BASARD.

DOBINTK.

Ni ù moi non pKis ', n'est-il pas vrai? J'achève la

,1e l'acht'verais bien naoi-méine, si j'en avais envie; m.-iis je ne songe pas à toi.

nOBASTK.

Et moi , je ne te perds point de vue.

Tiens, liourguignon , une bonne fois pour toutes, demeure, va-l'en, reviens, tout cela doit m'être indiiréient, et me l'est en effet; j« ne le vcus ni bien ni mal; je ne te hais, ni ne t'aime, ni ne t'aimerai, à moins que l'esprit ne me tourne. Voilà mes dispositions ; ma raison ne m'en permet point d'sulres* «L je

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