ACTE II, SCÈNE XIII
Qui donc ?
MARIO
8ILVIA.
Vous ne m'entendez donc pas ?
HlÂRIO.
Si j'y comprends rien , je veux mourir.
SILVIÀ.
Venez , sortons d'i'ci ; allons trouver mon père , il faut qu il le sache. J'aurai besoin de vous aussi , mon frère. Il me vient de nouvelles idées ; il faudra feindre de m'aimer. Vous en avez déjà dit quelque chose en badinant ^ mais surtout gardez bien le secret , je vous prie.
MARIO
Oh ! je le garderai bien , car je ne sais ce que c'est»
SILVIA
Allons > mon frère, venez ^ ne perdons point de temps. Il n'est jamais rien arrivé d'égal à cela.
MARIO
Je prie le ciel qu'elle n'extravague pas '.
■ Le secood acte, moins rayant-demiére scène, est presque exclusivement rempli de la honte que Silvia ëprouYe de ses sentiments pour un valet, de Taveu quVlle est obKg^e des^en faire à elle-même, et surtout du dépit qu^elle ressent de se voir devinée. C*est le moins fort dos trois actes, du moins à la lecture. Il en est autrement a la repre'sentation , lorsque le talent de Pactrice intéresse les spectateurs 4. 17
253 LE JEU DE L'AMOUR ET DU lUSAtD,
à la peinture <lei orsgei dont sou r.tnar dth ihAlm, <t )«• Lnihf ■ui iBjslérH les [Uni ciclii-s<le riiRi<>ur-prn[>rD femiDÎa. Du rnic, l'aetion niurclic ; la rerclBlian Jii nom et il« l'i^Ut locial de Dorant' lui a (It^jà fait fuire un pits imniEniei eatnre iili pplit relurd , cl h r.ouTK icra achevée aussi galmcnt i|u'«ll(i a comneaci^.
VXtF.HE ACTK.