‹ OEuvres completes de Marivaux (volume 4)Chapitre 138 sur 315 · SCÈNE L · texte numérisé non relu

SCÈNE L

DORANTE, ARLEQUIN

ÂRLEQUIir.

Hélas! monsieur, mon très-honoré maître, je vous en conjure.

DORANTE

Encore !

ARLEQUIN

Ayez compassion de ma bonne aventure '-, ne portez point guignon à mon bonheur qui va son train si rondement^hie^ui fermez point le passage.

DORANTE

Allons donc, misérable-, je crois que tu te moques de moi -, tu mériterais cent coups de bâton.

Je ne les refuse point , si je les mérite \ mais quand

< Ayez compassion de ma bonne aventure. Pourquoi Ti*avoir pas écrit plutôt de ma bonne fortune? Rien n^stplus à e'yiter que les expressions à double entente.

' a6o LE JEU DE L'AMOUR ET DU HASARD.

je les aurai reçus, permettez* moi tt*<ui mërîler «l'aurJ 1res. Voulez-vous ([iie j'aiUe cberclier le b&too ?

DORAATB.

Maraud !

Mnrauij, soit ; mais cela n*e5t point contraire ji fat fortune '.

nOBANTE.

Ce coquin ! quelle idt-c lui prend !

iHLKQVIir.

Coquin est encore bon-, il me amviettt anssi ; ani maraud n'est point dt^slionorë d'être appela coquin; .T mais un coquin peut faire un bon mariage.

Comment, insolent! tu veux que je laisse un bon-

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