ACTE III, SCÈNE IV
MAKIO.
Friponne que tu es ! avec Ion cher père , tu ne nous grondes plus à présent, tu nous dis des douceurs.
SILVIÀ.
Vous ne me passez rien.
MARIO
Ah ! ah ! je prends ma revanche^ tu m* as tantôt chicané sur mes expressions ^ il faut bien à mon tour que je badine un peu sur les tiennes; ta joie est bien aussi divertissante que Tétait ton inquiétude*
M. ORGON
Vous n'aurez point à vous plaindre de moi, ma fille-, j'acquiesce à tout ce qui vous plaît.
Ah ! monsieur, si vous saviez combien je vous aurai d'obligation ! Dorante et moi, nous sommes destinés Tun à l'autre. Il doit m' épouser ; si vous saviez com^ bien je lui tiendrai compte de ce qu'il fait aujourd'hui pour moi , combien mon cœur gardera le souvenir de l'excès de tendresse qu'il me montre ! si vous saviez combien tout ceci va rendre notre union aimable ! Il ne pourra jamais se rappeler notre histoire, sans m'aimer; je n'y songerai jamais, que je ne l'aime. Vous avez fondé notre bonheur pour la vie, en me laissant faire; c'est un mariage unique; c'est une aventure dont le seul récit est attendrissant; c'est le coup de hasard le plus singulier, le plus heureux, le plus....»
' 37» LE JEC DE L'AMOUR ET I)L' H4SAftD. H
Mimo. f
Ah! ail! 3h! que Ion enor a ilc tzaquet, ma sœur! quelle éloquence !
11 faut convenir que le rûgal quo tu (c donnes est charmant , surtout si tu achèves.
SII.Vl*.
Cela vaut faitf Dorante est vaincu; j'attends mon captif.
Ses fers seront plus dorés qu'il ne pense; mais je lui ci-ois rame en peine , et j'ai piliti de ce qu'il souffre.
Ce qui lui en coûte à se ilt'terniincr, ne me le rend que plus estimable. Il pense qu'il chagrinera son père eu m'ëpousant; il croit trahir sa fortune et sa