M. ORGON, SILVIA, MARIO
LISETTE
•i M. ORGON.
Paix, voici Lisette-, voyons ce qu'elle nous veut.
LISETTE
Monsieur, vous m'avez dit tantôt que vous m'abandonniez Dorante, que vous livriez sa tête à ma discrétion -, je vous ai pris au mot ; j'ai travaillé comme pour moi , et vous verrez de l'ouvrage bien fait-, allez, c'est une tête bien conditionnée. Que voulez- vous que j'en fasse à présent? Madame me le cède-t-elle?
M. OEGON.
Ma fille,' encore une fois, n'y prétendez-vous rien ?
SILVIA
Non , je te le donne , Lisette -, je te remets tous mes droits-, et, pour dire comme toi, je ne prendrai jamais de part à un oçeur que je n'aurai pas conditionné moi-même '.
plutôt De deyrait-U pas j «Toir : Quel amour-propre! tgueUe iruaUtthle vanité!
' Un cœur que je n'aurai pas conditionné 'inoi-méme. Prendre
372 LE JEU DE L'ASIOUR ET DU HASARD
Quoi! vous voulez bien que je l'cpousc? Monsîenc le veut bien aussi?