‹ OEuvres completes de Marivaux (volume 4)Chapitre 146 sur 315 · LISETTE, ARLEQUIN · texte numérisé non relu

LISETTE, ARLEQUIN

Enfin, ma reine, je vous vois et je ne vous quitte plus-, car j'ai trop pâti d'avoir manqué de votre présence, et j'ai cru que vous esquiviez la mienne.

LISETTE

Il faut vous avouer, monsieur, qu'il en était quelque chose.

ARLEQUIN

Comment donc , ma chère âme , élixir de mon cœur, avez-vous entrepris la fin de ma vie?

LISETTE

Non, mon cher; la durée m'en est trop précieuse.

ARLEQUIN

Ah ! que ces paroles me fortifient !

LE JEU DE L'AMOUR ET DU HASAIID

Et vous ne devez jioint doaler de ma tendi

Je voudrais bien pouvoir baiser ces petits mots-Li , et k's cueillir sur voire bouche avec la mienne.

Mais, vous me pressiez sur notre mariage, et père ne m'avait pas encore permis de vous répondre ; je viens de lui parler, et j'ai son aveu pour vous dire que vous pouvez lui demander ma main, quand vous voudrez.

Avant que je la demande .'i lui, souflVez <]uc je la demande à vous; je yeux lui rendre mes grâces de la

Page 1